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D'une lune en Lion à l'autre

Je suis entrée en thérapie un 18 septembre, sous une Lune en Lion, la même qui m’habite depuis ma naissance. Quand je suis sortie, vingt-huit jours plus tard, la Lune brillait de nouveau dans ce même signe. Entre les deux : un cycle complet. Une lunaison entière vécue dans le corps, dans la mémoire, dans le cœur.

D’une Lune en Lion à l’autre, j’ai traversé mes propres marées, mes ombres et mes racines, comme si la Lune m’enseignait, jour après jour, la vérité de ma nature émotionnelle.


L’éclipse et le dépouillement

Dès le début, le ciel me parlait déjà de dépouillement. Une éclipse solaire en Vierge venait effacer les contours de ce que je croyais être. Cette lumière absente m’a forcée à me retirer du regard extérieur pour me tourner vers l’intérieur.

Vénus quittait le Lion pour entrer en Vierge : je passais, moi aussi, de la générosité excessive à la sobriété du soin.Aimer n’allait plus signifier donner sans compter, mais m’offrir à moi-même les bases dont j’avais besoin pour guérir ce que je refusais de voir depuis si longtemps.

Je n’étais plus aveuglée par la lumière du service à l’autre : je me mettais enfin au service de ma propre santé, de mon propre bien-être.

Cette première semaine fut un apprentissage de la discipline du cœur : apprendre à se nourrir de silence, de cadre, de simples gestes porteurs de vie.


Mars et la descente scorpionique

Quand la Lune a glissé en Scorpion, Mars, mon maître d’ascendant, s’y trouvait déjà, sur mon Pluton natal. Le plongeon était inévitable. Les émotions refoulées se sont mises à circuler comme des torrents. J’ai reconnu ma colère-parapluie, celle qui abrite tout : la peur, la tristesse, le désarroi.

J’ai vu combien je me diminuais pour rester aimable, combien je rendais ma douleur petite pour ne pas déranger. Et j’ai compris que dans toute relation, je n’étais pas seule à manquer de mots : l’autre aussi cherche comment dire sans blesser, comment exister sans s’effondrer.

Cette prise de conscience m’a ouverte à une compassion nouvelle, plus simple, moins tranchée.

J’ai vu pour une rare fois mon hypersensibilité non pas comme un poids, mais comme un langage. Tout vibrait trop fort, mais tout vivait enfin. Et sous cette lucidité, la réalisation s’est imposée : ma consommation n’était qu’une tentative de calmer un système nerveux épuisé depuis toujours. Une auto-médication sur une anxiété que j’ai trop longtemps refusée, pour camoufler un fonctionnement que je n’arrivais pas à accepter.


Le regard de mon fils

L’introspection des dernières semaines est venue sceller cette descente. Les yeux de mon fils sont apparus dans mes centrations, ceux qui, peu avant mon départ, m’avaient demandé d’une voix douce :

« Maman, est-ce que tu peux être plus heureuse ? »

Ce regard m’a ancrée dans ma décision : je ne pouvais plus continuer à me détruire pour tenir debout. Quand la Lune a gagné le Sagittaire, un souffle nouveau a traversé mon cœur. Pas une joie encore, mais une lueur de sens, la première étincelle de foi qui naît quand on commence à remonter. Venant toucher mon soleil, puis Uranus, suivi de mon Noeud Sud et ma conjonction Mercure-Jupiter, ce passage lunaire venait m’offrir les lueurs d’une renaissance.


Poissons, mémoire du corps et blessure originelle

Au début d’octobre, la Lune en Poissons a ouvert les portes du corps-mémoire. Tout ce qui dormait en moi s’est mis à respirer. Les souvenirs de ma naissance, de ma mutation, de mes deux premières années de vie sont remontés comme des eaux profondes.

Je suis venue au monde sous le sceau de la douleur, et j’ai senti que c’était là la racine de tout : cette peur de mourir à peine née, cette angoisse installée trop tôt pour être effacée.

Je me suis demandé : quand la souffrance arrive avant la conscience, peut-on vraiment s’en délivrer ?


La pleine lune et la fragilité retrouvée

Puis la Pleine Lune en Bélier du 6 octobre a tout rallumé. Le carré des Nœuds avec les miens était exact, Saturne en Poissons soutenait la reconstruction lente de mon monde intérieur. Mars, mon maître d’ascendant, croisait mon Saturne natal : un passage obligé entre ancienne et nouvelle structure.

Laisser tomber l’armure du grand courage pour laisser naître la fragilité de la vulnérabilité.

Sous cette Pleine Lune, j’ai senti que le courage, ce n’est pas de tenir, mais de se laisser traverser. Puis, surtout, de demander de l’aide, de ne plus m’exiger de tout porter seule.


Intégration et retour de Lune

Les derniers jours ont été faits d’intégration et de retour au monde. La Lune, passant par le Taureau, m’a rappelé la valeur du repos et du plaisir simple ; en Gémeaux, elle m’a rendu la parole ; en Cancer, la tendresse et le souvenir du foyer, mais aussi beaucoup de larmes pour purger, laisser aller.

Et le 15 octobre, elle est revenue en Lion. Mon retour de Lune. Ce soir-là, j’ai senti l’amour me traverser autrement : non pas celui qu’on cherche, mais celui qu’on devient. J’ai fais mon bilan de thérapie devant celleux qui avaient fait cette traversée à mes côtés, puis je me suis montrée entière, en portant devant leurs yeux toute mon histoire. J’ai reçu tant de douceur et de reconnaissance, un doux flottement de l’Être qui se permet enfin de se déposer dans toute sa vérité.

Ma Lune en Lion n’a jamais voulu être admirée : elle voulait simplement être accueillie, reconnue dans sa chaleur et sa fragilité.


Le fil d’or de la lunaison

D’une Lune en Lion à l’autre, j’ai vécu dans ma chair ce que l’astrologie me rappelle toujours : les cycles célestes ne sont pas des concepts, mais des langages du vivant. Chaque signe, chaque transit, chaque aspect a parlé à ma vie comme à une matière en mouvement.

L’astrologie, ici, n’était pas une interprétation : c’était une main posée sur mon épaule pendant la guérison.

Et à la sortie, quand la Lune a retrouvé mon ciel natal, j’ai compris que je n’avais plus besoin d’être forte, ni brillante.

Il suffisait d’être vraie.


Invitation

Et vous, entre quelle Lune et quelle Lune cheminez-vous ces temps-ci ?Que vient-elle toucher en vous, cette Lune du moment — votre corps, vos émotions, votre courage, votre rythme ?

 
 
 

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